🇨🇲 SĂ©curitĂ© – Paul Atanga Nji met Fin aux « Gros Bras » dans les ProcĂ©dures de Recouvrement de CrĂ©ances.
Le Ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji  a pris une dĂ©cision forte pour mettre un terme Ă l’utilisation de groupes qualifiĂ©s de « gros bras » dans les procĂ©dures de recouvrement forcĂ© des crĂ©ances, d’expulsions et de dĂ©guerpissements. Ces groupes, souvent sous la forme de milices privĂ©es, agissent en lieu et place des forces de maintien de l’ordre lĂ©galement habilitĂ©es, portant gravement atteinte Ă l’ordre public.
Interdiction des Milices Privées
Selon l’article 1er, alinĂ©a 3 de la loi n° 97/021 du 10 septembre 1997 relative aux activitĂ©s privĂ©es de gardiennage, modifiĂ©e et complĂ©tĂ©e par la loi n° 2014/024 du 23 dĂ©cembre 2014, « la constitution et l’entretien des milices privĂ©es sont interdits sur toute l’Ă©tendue du territoire national ». Le ministre demande aux unitĂ©s de commandement de mettre dĂ©finitivement un terme Ă ce phĂ©nomène.
Procédures de Recouvrement de Créances
Les procĂ©dures de recouvrement de crĂ©ances doivent suivre les dispositions pertinentes de la loi n° 2023/011 du 25 juillet 2023 rĂ©gissant les garanties et le recouvrement des crĂ©ances par les entitĂ©s publiques bĂ©nĂ©ficiaires du privilège du trĂ©sor. Les porteurs de contrainte et les huissiers de justice peuvent requĂ©rir le concours des forces de maintien de l’ordre, sous rĂ©serve de l’accord prĂ©alable des AutoritĂ©s Administratives.
ConsĂ©quences de l’Utilisation des « Gros Bras »
L’utilisation de ces groupes peut entraĂ®ner des violences et brutalitĂ©s de toutes sortes, portant atteinte Ă l’ordre public et aux droits des citoyens. Le ministre entend mettre fin Ă ces pratiques illĂ©gales et assurer la sĂ©curitĂ© et la protection des citoyens.
Mise en Œuvre de la Décision
Les unitĂ©s de commandement doivent prendre des mesures concrètes pour mettre fin Ă l’utilisation des « gros bras » dans les procĂ©dures de recouvrement de crĂ©ances et d’expulsions. Les forces de maintien de l’ordre lĂ©galement habilitĂ©es devront ĂŞtre les seules Ă intervenir dans ces situations .

Jules Epoh
