🇨🇲 Hôpital Laquintinie de Douala : Dr Ndom fait de l’unité nationale une pratique quotidienne.
À la tête de l’hôpital de Douala, la directrice décline la vision présidentielle de cohésion sociale à travers une gestion inclusive.
L’Hôpital Laquintinie reçoit en moyenne 850 à 1 000 patients par jour en consultations, urgences et hospitalisations, selon les données de la direction pour le premier trimestre 2026. Originaires des 10 régions du Cameroun et de plusieurs pays de la sous-région, ces patients y trouvent un personnel soignant composé de plus de 1 800 agents : médecins, infirmiers, techniciens, administratifs.
« Ici, on ne recrute pas une ethnie, on recrute une compétence. Et on soigne une personne, pas une origine », affirme le Dr Marie Solange NDOM-EBONGUE . Depuis sa prise de fonction, elle a renforcé les mécanismes de rotation du personnel entre services et brigades, afin d’éviter les cloisonnements et de favoriser la connaissance mutuelle entre agents issus de cultures différentes.
La cohésion sociale en pratique

Concrètement, la direction a mis en place plusieurs dispositifs :
1. Comités de dialogue interne : Des rencontres mensuelles réunissent chefs de service, délégués du personnel et représentants des corps de métier pour prévenir les tensions et harmoniser les pratiques.
2. Charte d’accueil du patient : Affichée dans tous les services, elle rappelle le devoir d’impartialité, de respect de la langue et des croyances de chaque malade.
3. Célébration des journées culturelles : Journée de l’unité nationale, Ngondo, Fête de la femme, Ramadan, Noël… L’hôpital organise des moments de partage qui valorisent la diversité du personnel.
4. Cellule d’écoute patients : En 2025, cette cellule a traité 347 plaintes et suggestions, dont 89% ont été résolues en moins de 72h, selon le rapport d’activité interne.

« L’hôpital est un lieu où les différences s’effacent devant la souffrance humaine. Notre rôle est de soigner d’abord, et de rappeler par notre attitude que nous sommes un seul peuple », confie le Dr. Marie Solange NDOM-EBONGUE lors d’un point de presse interne. « Quand une infirmière Bassa travaille en équipe avec un médecin du Nord-Ouest pour sauver une vie, c’est le Cameroun qui gagne. »
Une vision en phase avec l’appel présidentiel
Cette politique répond directement à l’orientation du Chef de l’État. Dans son message à la nation du 31 décembre 2025, le Président Paul Biya a insisté sur la nécessité pour les administrations publiques d’être « des creusets de l’unité nationale et des remparts contre les discours de division ».
À Laquintinie, cette instruction se traduit par une sensibilité accrue aux réalités culturelles. Des traducteurs bénévoles sont mobilisés pour les patients ne parlant ni français ni anglais. Les rites funéraires d’urgence sont organisés avec le concours des aumôniers musulmans, protestants et catholiques présents à l’hôpital.
« J’ai été opérée ici en mars. Personne ne m’a demandé d’où je viens. On m’a appelée par mon nom, on m’a expliquée chaque étape. C’est ça, le Cameroun qu’on veut », témoigne Mme Awa Tchouamo, patiente venue du Nord, rencontrée en salle de réveil. Comme elle, de nombreux usagers soulignent ce changement de climat.
Des résultats qui se mesurent
Au-delà du ressenti, des indicateurs internes montrent une amélioration du climat social :
– Taux d’absentĂ©isme du personnel : en baisse de 12% entre janvier 2025 et mars 2026.
– DĂ©lai moyen de prise en charge aux urgences : passĂ© de 47 minutes Ă 32 minutes sur la mĂŞme pĂ©riode, grâce Ă une meilleure coordination inter-Ă©quipes.
– Indice de satisfaction patient : 78% de rĂ©ponses « satisfait » ou « très satisfait » lors de l’enquĂŞte semestrielle de fĂ©vrier 2026, contre 64% un an plus tĂ´t.

Pour Ekollo George DICKA, économe et coordonnateur national de la plateforme Jeune au Service de la Nation , « Madame le Directeur de l’Hôpital Laquintinie, le Dr Marie Solange NDOM-EBONGUE , a fait de l’unité nationale sa priorité au quotidien : dans sa communication, dans ses actions dans les services et les départements, mais surtout dans la composition de l’équipe de direction. Elle a veillé à ce que l’unité nationale transparaisse.  »
Un modèle pour le service public
En faisant de Laquintinie un laboratoire de gestion inclusive, le Dr Marie Solange NDOM-EBONGUE démontre que les grandes orientations nationales se concrétisent dans la proximité. L’hôpital, lieu de vulnérabilité par excellence, devient ainsi un espace de réaffirmation du vivre-ensemble. « L’unité nationale ne se décrète pas dans les discours. Elle se construit chaque matin, quand un agent accueille un patient sans préjugé, quand une équipe résout un cas complexe sans se demander d’où vient l’autre », conclut la Directrice.
Un exemple qui, à l’heure où le pays célèbre son unité dans la diversité, résonne bien au-delà des murs de l’hôpital, et rappelle que le service public reste le premier levier de cohésion sociale
L’Hôpital Laquintinie en chiffres
Indicateur Donnée 2026
Capacité d’accueil 650 lits
Personnel total 1 617 agents
Fréquentation moyenne/jour entre 850 et 1000 patients
Spécialités médicales et chirurgicale une soixante
Partenariats actifs 14 universités et ONG sanitaires
Sources : Direction de l’Hôpital Laquintinie, Rapport d’activité T1 2026

Jules Epoh
