🇨🇲 Bonateki-Deido : Le Ngondo interpelle l’administration de Douala 1er sur le respect de la chefferie traditionnelle et du vivre-ensemble.

WhatsApp Image 2025-09-16 at 05.46.48
Partager sur :

Le Ngondo, Assemblée Traditionnelle du Peuple Sawa, a réagi ce dimanche à l’annonce d’une désignation prévue le 5 juin 2026 au quartier Grand Moulin Bonateki-Deido. Dans un communiqué, l’institution présidée par S.M. Mbodi Epée Gaston exprime ses vives préoccupations et interpelle l’administration locale de Douala 1er.

Une procédure qui questionne le cadre traditionnel
Selon le Ngondo, le Message-Porté N°48/2026/MP/C19/01/SP du Sous-Préfet Arnaud Heungap, informant le Chef du Village de Bonateki-Deido de la désignation d’un chef de 3ème degré, soulève un problème de conformité. L’Assemblée Traditionnelle estime que cette démarche ne prend pas suffisamment en compte la distinction établie entre les chefs de 3ème degré « d’essence traditionnelle » et les chefs de zones, quartiers et blocs « d’essence administrative ».

Pour le Ngondo, cette situation risque de créer un précédent contraire à « l’orthodoxie administrative en vigueur » et de porter atteinte à l’architecture traditionnelle Sawa.

Publicité
cropped-vertical-promo-red-banner-2-300x32
Publicité

Le vivre-ensemble et les directives de 2004 rappelés
L’institution rappelle que depuis 2004, l’Administration Préfectorale du Wouri a précisé le cadre d’intégration des populations dans les villages Sawa : « s’aligner derrière le pouvoir traditionnel local en place ». Elle met en garde contre toute initiative qui pourrait fragiliser « le précieux et inestimable vivre-ensemble camerounais voulu par le Chef de l’État, S.E. Paul Biya », dont le fondement reste « le respect mutuel de nos identités respectives« .

Le Ngondo déplore par ailleurs « les multiples provocations » qui, selon lui, font de la terre Sawa un « laboratoire » d’expérimentations administratives.

Appel au dialogue et Ă  la raison
Sans rejeter le principe d’autorité administrative, l’Assemblée Traditionnelle plaide pour le respect des prérogatives de la chefferie traditionnelle et pour une concertation préalable.

En conclusion, le Ngondo lance un appel à l’apaisement : « S’unissant comme un seul homme, frères et sœurs camerounais, œuvrons sans relâche, la main dans la main, dans un élan de cœur et de raison, afin de ne pas franchir ces limites en terre Sawa, Cameroun en miniature« .

Avec l’échéance du 5 juin qui approche, l’appel au dialogue du Ngondo place l’administration de Douala 1er face à l’enjeu de préserver la cohésion sociale dans l’arrondissement.

Jules EPOH

Rentree scolaire
Publicité